Entre 15 et 21% de réduction des émissions ? Quel avenir laissent-ils à leurs enfants ?

Entre 15 et 21% de réduction des émissions ? Quel avenir laissent-ils à leurs enfants ?

Parfois, ces négociations sur le climat peuvent donner l’impression que l’on revient un ou deux siècles en arrière. L’impression que les générations futures devront nettoyer les errements et les faiblesses des négociateurs de 2009 devient de plus en plus tenace. En utilisant une métaphore, cela fait étrangement penser à ces enfants que l’on envoyait dans les cheminées dans des temps heureusement résolus. Des gens riches et fortunés pouvaient se permettre de se chauffer, de consommer du fioul, du charbon, et autres matières fossiles et se payaient après les services de jeunes hères sans le sou pour ramoner leur cheminée qu’ils avaient empli au cours de l’année.

Le climat, c’est pareil. Une génération, voire même plusieurs générations, depuis les années 1850 a sali le conduit de la cheminée à tel point qu’il devient de plus en plus impossible de respirer dans la maison. Et alors, que les générations passées et dirigeantes actuellement en fonction pourraient prendre leur responsabilités et agir dès maintenant; elles semblent envoyer le message suivant aux plus pauvres et aux jeunes : “nous ne sommes responsables de rien, si problème il y a, on vous enverra nettoyer la cheminée qui semble être de plus en plus encrassée”.

C’est clairement en substance ce qu’aurait pu dire Yvo de Boer, secrétaire général de la Convention sur les Changements Climatiques en informant publiquement que les pays de l’annexe I (ou développés sans les USA) allaient s’engager sur une réduction comprise entre 15 et 21%. Petit rappel, les scientifiques du GIEC appellent à une réduction d’au moins 25%. Comment ces pays peuvent-ils rassemblés au G8 s’engager à maintenir le réchauffement sous la barre de 2°C et ensuite proposer des cibles de réductions aussi honteuses.

Pour une fois, je me permets un mot personnel, je suis simplement despéré par cette annonce, même si nous le savons depuis le mois de juin, le savoir à présent officiellement devient quelque chose de vraiment dur à accepter. Rester à savoir à présent quelle va être la réaction des pays en développement, des pays les plus menacés par les changements climatiques, les ONG et les jeunes.

Il reste encore 4 mois pour trouver un accord à Copenhague, mais ne vaut-il pas mieux d’accord qu’un accord qui signe notre engagement à aller tous ensemble dans le mur avant 2050 ?

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